Entretien P. Bourret
Décembre 1999 - Janvier 2000

Mon travail de peintre réveille mes mémoires, il y a des choses qui remontent, des choses que je n’avaisq pas pu associer les unes aux autres, je n’avais pas trouvé le passage et des fois tout à coup dans le travail…
Dans l’atelier un certain type de travail s’opère, et dans la vie, il y a des équivalences…

La vie pour moi c’est quelquechose d’une grande complexité. C’est Gilles Deleuze qui m’a révélé « l’espace du trop ».
Mon art répond :
1. à un désir d’enfant
2. entre l’instinct et la réflexion qui naît de la vie et du poids des cultures.

Fernand Pessoa dit « le voyage c’est nous », on voyage avec ses yeux, ses oreilles des fois un peu avec se pieds.
Il me faut pouvoir accepter de vivre quelque chose qui est de l’ordre du déplacement mais aussi de la dérive. Je crois que le mot est le voyage dans le voyage de la vie, les possibilités d’appréhender le monde, c’est l’apprentissage de la lecture permanente, la position que j’ai dans la vie, ce n’est pas ce que je dis, mais ce que je fais, et je ne suis pas toujours conscient de ce que je fais. Le lien avec la fragilité il est cela aussi.