Alain Diot vu par lui même, Texte manuscrit

Je trouve que l’espace du faire en peinture est de plus en plus vaste et de plus en plus en plus étroit, je crois qu’il faut s’emparer de l’irréalité ou, en d’autres termes de l’ordre pluriel auxquels appartiennent les évènements ;
La vie montre que la lecture du Faire va au-delà du faire de la peinture.
La peinture comme la vie reste pour moi une énigme, ça n’est jamais évident.
Le travail de la peinture c’est peut-être aussi, de donner vie aux questions ;
Pour moi ce qui importe, c’est de faire le Travail, ce n’est pas de montrer quelque chose que je ne considère pas comme une œuvre, je ne sais pas si j’ai quelque chose à montrer…mais j’ai des choses à partager: rencontrer l’autre, à travers un travail dans une vérité médiate.

Pour moi, ce qui importe dans le fait de montrer un travail, il y a le signe, la valeur plastique de la trace.
J’ai souvent remarqué qu’il me fallait épuiser toutes mes références et trouver des points de résonance intérieurs.
J’essaye de faire comme je vis, c’est la vie qui me montre.
L’espace du faire est un espace de rencontre.